La lorgnette

Vendredi 20 décembre

Ils ont travaillés, le jointoiement à été effectué de manière consciencieuse et l'enduit à été poussé bien profondément.

jointoiement

enfoncement du joint

rangement de la pelle dans la niche.

bougie au carrefour de la lorgnette.
Ensuite, ils durent attendre jusqu'à 23 h que le méticuleux daigne arriver pour pouvoir commencer le fameux diner.

preuve à l'appui :

c'est pas facile de trouver une boulangerie à 23h !

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de plaisir. 

Le seul bémol fut l'absence d'un fameux carrier-brasseur pris par le travail...






Un diner presque parfait.

Une année se termine, et comme il est de coutume, c'est avec un bon geuleton.
~~ Menu ~~

Une Table bien dressée.

  • Kir souterrain, apéritif plus royaliste que le roy.
  •  Tranchettes de saucisson de volaille variés aux petits légumes.




  • Filet de saumon "Le Roy de Norvège" fumé au bois de Hêtre d'Alaska, avec leur jus de citron de 'Meulton'.

  • Le fameux foie gras de Cahors (à température précise), rehaussé de son sel de Guérande AOC aux cinq baies moulues par Peugeot (Cadeau respectueux 2012!)

  • Filet de Charolais d’Auvergne affiné a la racine de gentiane, posé sur son lit de chanterelles champêtre cueillies avec amour à la grande chasse de Beaumarché.

  • Déclinaison de pomme-de-terre passées à la mandoline de cinq milimètre accompagnée de son délice d'escargots à la vinaigrette de vieux cidre de jus de pommes et échalotes Antenaise du jardin.

  • Mondor affiné par M LECLERC Édouard, affineur de père en fils depuis 5 générations.

  • Arc-en-Ciel de mignardises savoureuses aux mille et un parfums.
Les Accompagnements Liquides
Amat Bibere !

  • Picpoul Pinet 2012

bibendum velit ut .
  • Edelwicker d'Alsace 2012
ut biberent in eis...
  • Pur jus aux fruits et à l'eau de source 2013

  • Les pierres fines de touraine 2012

Petirenaud 

Le vendredi 20 / 12 / 2013

Quelques citations :
  • -"Absentéisme calculé, volontaire, exagéré et sauvage de M L. J-P" (Keuf)
  • -"Pensant au Boiteux dormant dans un foyer social à la frontière, dégustant des succulents Tapas SNCF."
  • -"J'ai le gratin dans l'flamme..." (M SOULARD)
  • -"Y'en a d'autre qui le suce à s't'heure là (le bourgmestre)" (dixit Le Méticuleux)
  • L'oubli du réchaud à M SOULARD met à bas l'équilibre du diner!

Reconstruction Intégrale!

 
Le seul moyen d'échapper à ce monde de folie dont seule la consommation effrénée semble être le leitmotiv de la réussite, fragile apparence impossible à vérifier une fois les volets clos, c'est de s'enfouir dans la solitude des galeries de la carrière Soulard, loin des hommes et de Dieu. C'est ce qu'a eu le privilège de faire le Boiteux une fois de plus, en Hermite dans ce monde d'infini silence, en ce samedi après midi.
 
Le programme du jour était établi depuis jeudi soir déjà: reprendre la dernière Hague montée rue du niveau, hague ayant pris du ventre prédominant tel celui du Briquetier, sauf que dans le cas de cette haguette, il était encore possible d'y remédier contre quelques efforts et un peu de bonne volonté. Le remède commença par le démontage de cette dernière, sur un demi côté seulement, sur la gauche pour commencer.
 
Avant démontage
 
Démontage 1/2 côté gauche.
 
Remontage et démontage côté droit.
 
Cette besogne se fît finalement mieux que prévu, patience, délicatesse et méthode choisie auront permis au remblai situé derrière de plus ou moins bien se tenir. Le nouveau muret à été remonté avec du fruit, et, bien que moins esthétique qu'un muret parfaitement d'aplomb, c'est ici le compromis pour une durabilité sans effondrement.
 
Le nouvel ouvrage.
 
S'accordant un peu de distraction, le Boiteux entrepris la mise à niveau d'une des pierres de pilier à bras monté jeudi dernier. hélas, le temps passant 4 fois plus vite sous terre qu'en son dessus, il fallut se résoudre à ressortir, sans avoir pu achever ce travail, éteignant un par un chacun des circuits d'éclairage des galeries, plongeant pour une durée indéterminée la carrière dans l'obscurité la plus totale...
 
A quoi peut bien songer le Boiteux en de tels instants?
 
JPL, le 14 Décembre 2013.


 
 
 


Petite soirée piliers entre amis.

 
Dès le matin, en ce jeudi 12 décembre, c'est Gosier Pentu qui est venu poursuivre quelque peu la taille des pierres qui fermeront le fond du futur abreuvoir. Et en début d'après midi, c'est le Boiteux et Keuf qui ont, enfin, 10 ans après sa création, relié l'évacuation de l'évier du Guet Apens à un puisard pour absorber l'eau.
 
Lorsque le Briquetier est arrivé, nos amis se sont attelés à rouler de gros blocs au travers des galeries étroites et tortueuses des haguettes, afin de poursuivre l'édification de piliers à bras. Lorsque le Méticuleux est venu à son tour, cette paire de bras supplémentaire fut la bienvenue pour poursuivre cette tâche, en plus des pierres de l'abreuvoir auxquelles le Méticuleux s'affaira.
 
Keuf, le Briquetier et le Méticuleux: une fine équipe!
 
Avec le Boiteux pour compléter...
 
Ca monte, ça monte!
 
Avec Gosier Pentu (derrière le pilier) et Paulo en arrière plan.
 
Lorsque Paulo, puis Gosier Pentu sont arrivés à leur tour, les pierres les plus hautes furent mises en place. A noter, et c'est important, que le déblayage du magasin, entamé en Janvier 2011, s'est enfin achevé!! Le magasin en lui même est loin d'être terminé pour autant! C'est le Briquetier, Paulo et le Boiteux qui se sont affairés à cette tâche, et du coup, les haguettes ont pris une sacré avancée! Hélàs, l'un des murets en pierres sèches à sans doute été mal monté en sa base, et à pris du ventre. Le risque de ruine étant important, ce dernier sera à reprendre dans les plus brefs délais, et bien qu'avancé, il vaut mieux défaire les remblais et ce muret dès maintenant que d'avoir tout à reprendre une fois l'ouvrage terminé.
 
Le méticuleux et son aide.
 
L'abreuvoir.
 
3 années de terrassement qui s'achèvent...
 
En conclusion, toute l'équipe s'est accordé pour qualifier cette journée d'exceptionnelle au vu de la somme des travaux réalisés, même si...    ...beaucoup reste à faire!
 
 
JPL, le 15 Décembre 2013.
 
 

 
 
 
 
 
 
 

Les journées imprévues sont souvent les meilleures!

 

Tandis qu'il s'apprêtait à partir œuvrer dans l'antre de la carrière Soulard à de quelconques tâches, le Boiteux reçu un texto inattendu de son ami Gosier Pentu le bien nommé, texto qui allait modifier quelques peu les plans de cette journée déjà toute tracée, et ce qui n'allait pas déplaire au Boiteux, bien au contraire. C'est par un grand soleil inondant un ciel bleu azur que le Boiteux prit donc la route en ce matin gelé.
 
Le texto prétendait la demande d'aide au sein de la carrière Picarde de Gosier Pentu, mais ce n'était là probablement qu'un prétexte vu la rapidité du coup de main en question, coup de main qui allait rapidement laisser place à de l'explo dans ce même secteur de carrières repérées par notre autochtone de service, mais dont le peu de temps libre l'avait laissé sur sa faim.
 
Une des entrées.
 
Même carrière, autre accès.
 
Cette carrière est située à quelques minutes de chez Gosier Pentu, et ce dernier pensait avoir affaire à une toute petite cave, mais en réalité, le développement de l'ensemble fut plus important que prévu, ce qui n'était pas sans déplaire à nos deux amis du jour. L'exploitation semble peu connue des squatteurs et autres teuffeurs qui connaissent les secrets pour ruiner de tels chefs d'œuvres, et c'est tant mieux que cette carrière puisse garder, un temps soit peu, toute sa tranquillité. Il y a eu plusieurs époques d'exploitations, mais plusieurs bancs d'exploités également, sans oublier le passage de soldats en 14/18, même si les traces de leur passages sont rares. Ces caves ont ensuite servi de champignonnière, comme bien souvent. Les galeries s'étendent sous la route proche, les bois, les champs, et même une maison attenante. Chouette ensemble! Comme un bonheur n'arrive jamais seul, nos comparses ont trouvé un joli morceau de grillage treillis, pile poil correspondant à celui recherché pour la confection d'un tamis à remblais en vue du moulage de pierre reconstituée. Ce grillage est d'ailleurs déjà à la carrière Soulard au moment ou ces lignes sont rédigées.
 
Près de la première entrée.
 
Hélas vint le moment tant redouté quotidiennement par Gosier Pentu, celui ou il lui fallut se résoudre à partir au travail. Puisqu'il était dans la région, le Boiteux entrepris de passer dans une carrière privée afin de voir l'évolution des lieux et de s'inspirer du fameux tamis...
 
Le tamis en question.
 
Souvenirs de Paris...

Sauvée d'une mort certaine par injection par un employé passionné des mêmes lieux, cette plaque ne doit son salut qu'à l'hospitalité de ce sous sol Picard riche de quelques milliers de cavités ou elle devrait passer une paisible retraite, loin des coups de bombes de peintures et autres détériorations à la mode en ces lieux d'origines ultra festifs...
 
JPL, le 10 Décembre 2013
 


 


Progression rapide aux haguettes!

 
Profitant d'un moment de répit, le Boiteux s'est rendu samedi 7 Décembre au matin à la carrière afin de préparer l'évolution de la rue du niveau, qui, de nombreux bourrages étant pleins, doit poursuivre son tracé vers le ,2 ème niveau. (Sans jeu de mots!) En effet, pour passer sous un ciel (dangereux) qui s'abaisse soudain, il convient donc de creuser le sol de cette dite rue en profondeur également, avec une pente douce, et assez large pour que ce nouveau sol puisse recevoir la base des hagues à venir et des piliers à bras éventuels. Pour ce faire, une solide base de pilier a été déplacée justement, puis remise en place à coup de pince une fois l'emplacement crée. Cette grosse pierre devrait rester en place jusqu'au prochain big bang, le temps de voir venir en somme.
 
 
Amorce de descente.
 
Comme d'habitude, le regret du jour fut de ne pas en avoir fait assez, même si de beaux volumes ont tout de même été déplacés. C'est alors que le Lundi 9, le Boiteux est retourné sur ce même chantier, et en a profité pour vider quelques brouettes en provenance du magasin. (Ce dernier est presque vidé, mais beaucoup de travaux restent à exécuter pour son aménagement définitif.)
 
 
Montage sérieux de nouvelles hagues!
 
Hélas, les nuages noirs s'amoncèlent, car si le Boiteux entend poursuivre seul ce chantier, il faut, pour remblayer, monter les hagues, et pour monter les hagues, il faut monter les piliers à bras...   Or seul, ce sont des coups à se briser les cotes. Qu'importe, de nombreuses autres besognes restent à faire à la carrière Soulard! (Notamment des maçonneries à élever dans ce secteur.)
 
JPL, le 9 décembre 2013.
 

 


Jeudi 5 décembre: 70%!

 

En ce jeudi bien froid, les carriers brasseurs se sont réunis au complet afin de poursuivre leur besogne. Et le menu du jour fut bien riche: poursuite du muret de l'abreuvoir (Gosier Pentu), traitement des scies et de lampes acéthylène par Keuf tandis que le Briquetier et le Boiteux poursuivirent le déblaiement du magasin et en conséquences, le remblaiement du bourrage situé aux haguettes, rue du niveau, derrière l'abreuvoir. Lorsque Paulo et le Méticuleux arrivèrent, les carriers brasseurs profitèrent de la force du nombre pour élever d'une grosse pierre un pilier à bras en construction, à coup de brancard, malgré l'exiguïté des lieux qui finira par devenir problématique. A noter que les outils de taille commandés par chacun sont arrivés via le Méticuleux: c'était donc jour de fête!

Une belle collection de lampes!
 
Bourrage et Hague achevés derrière l'abreuvoir. (Ex atelier de l'Enfer.)
 
Petit aménagement aux Haguettes par Keuf.
 
Evolution d'un pilier à bras aux haguettes.
 
Le même, vu d'un autre angle.
 
Du côté de l'abreuvoir...
 
Alors que la soirée débutait, les amateurs de carrière sont partis à la visite de trois petites carrières du secteur, dont certains ignoraient l'existence. La première exploitation de calcaire grossier à la physionomie de la carrière Soulard, est plus petite, avec un côté ravagé par un éboulement massif dont les stigmates sont visibles jusqu'à la surface. Il semblerait d'ailleurs que cette carrière ai été exploitée en plusieurs époques, à l'arrachée d'abord, puis à l'aiguille ensuite comme en témoignent les traces d'outils, et le beau souchet visible dans un ancien atelier. Cette carrière était certainement plus vaste jadis comme on peut le voir en surface, mais d'éboulements en remblaiements divers, cet ensemble aux plusieurs vies est aujourd'hui bien réduit.
 
La seconde carrière visitée est située près d'étangs connus dans la région. Il n'existe plus qu'un petit trou pour accéder à un réseau plus important que le premier, mais nettement plus abîmé. Entre ronces et talus humides, l'entrée ne fut pas aisé. Cette carrière, probablement très ancienne, est constellée  d'éboulements massifs et de fontis. La proximité de la surface, et de grandes portées dans un calcaire de médiocre qualité expliquent certainement cela. Des remblais en tous sens, de nombreuses différences de niveaux dans le sol prouvent que cette carrière n'a jamais été réutilisée à d'autres fins que l'exploitation de la pierre. Elle est aujourd'hui presqu'oubliée et donc peu, voir pas fréquentée: il faut connaître! A noter des centaines de grosses cérites au ciel de la carrière.
 
La troisième carrière enfin est située à quelques encablures de la précédente, dans une propriété privée. Les galeries étant très propres, elle tranche avec les carrières visitées précédemment. Cette carrière à la particularité, en plus d'être magnifique, d'avoir été exploitée par piliers tournées en son centre, et par hagues et bourrages sur ses flancs. S'agit-il d'une exploitation différente, d'une autre époque, ou des conséquences d'un rangement de l'ensemble en vu d'une réutilisation? Quoiqu'il en soit, cela lui confère un charme unique malgré une taille modeste. A noter qu'en certaines périodes de l'année, cette carrière se trouve partiellement inondée. Et que dire de ce magnifique front d'exploitation en gradin près de l'entrée?
 
Forts de ces découvertes, nos amis se sont ensuite rapatriés chez eux, et l'on se serait cru à "Carrare" en comparaison aux carrières visitées juste avant. Comme quoi on vît jamais aussi heureux qu'auprès de son arbre! Et c'est à l'initiative du Méticuleux que les ventres affamés se sont régalés avec une succulente fondue bourguignonne, à laquelle Gosier Pentu pris soin de fournir un fabuleux nectar pour accompagner ce repas de fête.
 
 
 
Ces clichés sont très précieux tant le Méticuleux eu du mal à les prendre!
 
Gosier Pentu soutenant un mur...
 
La soirée a donc achevé une bonne journée: travaux rondement menés, explos de chouettes carrières, moment de convivialité... Vivement la prochaine!
 
JPL, le 6 décembre 2013.

 

 
 
 
 
 

Jeudi en 28: 110%!

La fine équipe s'est réunie presqu'au complet afin de poursuivre les travaux souterrains de la carrière Soulard. Le Boiteux était arrivé dès le matin, rejoint en début d'aprèm' par Gosier Pentu, puis par le Briquetier et Keuf, lorsque le Méticuleux compléta cette fresque improbable.
 
Keuf s'est occupé, disqueuse en main, de transformer des scies à pierre toutes semblables et en multiples exemplaires, en scions et autres scies chercheuses dont les modèles, bien qu'exposés en dessins, nous manquaient à la collection.
 
Découpe des scies.
 
Une belle panoplie!
 
Le Briquetier n'eut de cesse de couvrir d'éloges l'initiative de la confection de ces scies, s'assurant par des explications aussi longues que l'apprentissage des règles du "quatre vingt et un" que chacun avait bien compris.
 
Ceci n'empêcha pas le magasin d'avoir pris une bonne claque: il ne reste plus grand chose à vider, et de fait, les bourrages aux haguettes, vers la rue du niveau, ont bien évolués, notamment le grand volume situé derrière l'abreuvoir, consolidant ainsi un ciel aussi menaçant que de lourds nuages noirs chargés d'orage.
 
 
 
 
 
En revanche, l'état de santé du Briquetier est source d'inquiétude: pertes d'équilibres avec les brouettes chargées de terre, balbutiements, pertes de mémoire: le surmenage guette! Les Efferalgan du lendemain n'y feront rien...
 
Le mur appareillé de l'abreuvoir à pris quelques pierres de plus de son côté. (Gosier Pentu et le Méticuleux.)
 
 
A noter qu'il semblerait que le Méticuleux souffre de petites lacunes de conversion entre millimètres et centimètres! (Rabotin de 10!!...)
 
 
Il semblerait enfin que le Mardi 3 Décembre, un travailleur solitaire soit venu tailler deux pierres supplémentaires pour l'abreuvoir.
 
Parole de Briquetier!
 
JPL, le 4 Décembre 2013.