Balayer, nettoyer, astiquer, récurer, fabriquer, manger

En cette belle journée du 26/05, rendez-vous avait été pris de bonne heure avec la fine fleur des Carriers brasseurs (quelle belle rime digne de Gosier Pentu dont la voiture est foutue) avec pour seul objectif le nettoyage extérieure de la carrière suite à la chute d'arbres et l'amoncellement de divers objets; et la réalisation d'une nouvelle rampe d'accès.

Je vous laisse voir à travers ces photos qu'un bon nettoyage ainsi qu'un bon élagage s'imposait.



Etaient présents le Méticuleux, Polo, Keuf, Formation Man et Petit Méticuleux.

Les tâches avaient été bien réparties même si cela laissait songeur certaines personnes.


Après cette prise de conscience du travail à accomplir, Keuf se lança avec brio dans la fabrication de la nouvelle rampe d'accès.




Pendant ce temps, Polo, le Méticuleux et Formation Man élaguaient et brûlaient tout ce qui trainait. Il est à noter que Formation Man a surtout été efficace dans le sauvetage des escargots et la réalisation d'une cabane pour ceux-ci. Peut-être un signe d'une nouvelle envie de formation (menuisier, garde-forestier, naturaliste, ministre de l'écologie).



Ce  fut encore une fois une journée bien conviviale qui en annonce espérons-le d'autres avec pour objectif l'aménagement de l'abri à bois, la rénovation du barbecue et la réalisation du four à pain. Vaste chantier s'il en est mais chantier passionnant en perspective.

Dédicace au Méticuleux qui dans un dernier élan de bravoure à fait reluire le toit de la cabane et nous a offert un pot de miel en provenance direct des ruches pléléennes.

Allez Bonne Fête à toutes les mamans.

A la source de la pièmontaise

Parfois, la source des problèmes, de conflits familiaux ou autres broutilles peuvent remonter à une origine aussi insoupçonnée que futile. Il faut alors en remonter la source.
C'est ainsi que le chantier de consolidation du moment, aussi important soit-il, se trouve dans le nom de la piémontaise la bien nommée!


Il s'agit en fait d'une série de piliers de consolidation situés sur la zone droite de la carrière, aux bidons bleus, zone très humide s'il en est puisque l'alimentation en eau du magasin, pourtant situé à l'opposé de la carrière, prend sa source ici.


Les piliers en buses grossières, sont au nombre de 4 pour l'heure, mais gageons qu'ils ne vont pas tarder par êtres rejoints par d'autres congénères.


La difficulté dans ce genre d'entreprise, est qu'elle est consommatrice en matériaux qu'il faut porter depuis la rue jusqu'en ces souterrains. (Quand on connais l'accès aux lieux, on imagine que l'abonnement coûteux à une salle de sport est ici inutile!) La consommation de sable, graviers, buses et ciment semble sans limites!



Plus que de consolider une zone de la carrière non avenante, il s'agit aussi pour les carriers brasseurs de pouvoir poursuivre l'extraction d'un très ancien banc de ciel tombé (un vieil effondrement) de bonne qualité (pour une fois!) en toute sécurité. Le banc de la piémontaise aurait donc ses jours comptés (ou décomptés!) avant épuisement.

Non content de satisfaire toujours à la même tâche, et parce qu’il ne faut pas oublier les autres ouvrages tout aussi indispensables, on constate une évolution du côté du bal des roches, de la rue basse et de sa continuité sans nom.


En effet, derrière la voûte de la porte basse, achevée en Avril 2017 (1 an déjà!), des travaux de déblaiement avancent bon train, interrompus par les énormes rochers qu'il va convenir de débiter, rochers fournissant ainsi avantageusement de la belle pierre blonde (Et non pas de la bière éponyme!) pour parer à la fourniture de futurs ouvrages, après avoir été convoyée au travers du dédale des haguettes.


C'est aussi l'occasion de trouver des vestiges de vies passées...


Au fond, la rue basse et le pilier de la Badoit.


De fait, les haguettes progressent utilement, les vides dangereux se trouvant ainsi bourrés jusqu'au ciel: la carrière à piliers tournés se transforme donc en carrière à hagues et bourrages.

JPL, le 25 mars 2018.


Nouvelle résolution 2018

Il a été décidé lors de notre dernière Assemblée Générale de tenter de mettre à jour le Blog plus régulièrement et à tour de rôle si possible.

Suivant l'inspiration de chacun vous trouverez donc tantôt des articles, tantôt de simples photos avec une légende, tantôt rien (et oui parfois la carrière reste abandonnée plusieurs semaines) qui illustreront l’avancée quotidienne,hebdomadaire ou mensuelle des travaux de la carrière Soulard.

Commençons donc par un petit résumé de la semaine dernière.

Le boiteux (le mystère reste à éclaircir sur la raison profonde de cette abandon de poste) et notre pompier (toujours prêt à secourir de jolies jeunes femmes faisant des barbecues dans des appartements) nous ayant fait faux bond, nous étions quatre dans les profondeurs de la terre.

Gosier Pentu s'est afféré à tailler un bloc de pierre afin de terminer le montage du pilier de la Badoit.



Pendant ce temps, Polo continuait le creusement de la rue Martial Duronsoy qui doucement mais sûrement prend forme et devrait nous offrir dans les mois qui viennent une trentaine de mètres de visite en plus.




Le roi (de la formation) Alexandre, nostalgique et de passage dans notre région, s'occupait de poursuivre le remblaiement de la rue Basse. Ce fut une belle surprise que de le voir venir nous rendre visite.


Et quid de notre quatrième larron, le méticuleux? Les images ci-dessous illustreront son efficacité lors de cette soirée où il ne devait passer que quelques minutes mais resta beaucoup plus. Il est tout de même à souligner que celui-ci n'est actuellement plus apte à travailler. Sa mission consiste donc à réapprovisionner ceux qui bossent en .... eau.



A bientôt pour de nouvelles aventures.

La vidéo des dernières journées du Patrimoine.



C'est avec un peu de retard que voici livrée la vidéo Time-Laps des journées du Patrimoine 2017.

Une bonne MàJ s'impose!

L'année 2018 est fort bien entamée, mais la fin 2017 fut bien remplie, que ce soit niveau travaux ou activités, avec notamment, comme chaque année depuis 13 ans, les incontournables portes ouvertes.


Un groupe de visiteurs écoute religieusement Gosier Pentu!


Le méticuleux en profite pour avancer dans les travaux de taille de pierre, pour le plus grand intérêt des curieux.



Une des nouveautés!



La crypte apprêtée (Photo: JP Delacruz)


La météo de septembre étant toujours hasardeuse, l'affluence est toujours au rendez vous, preuve qu'avec 370 visiteurs, les portes ne se sont pas ouvertes pour rien.

Et pour ne rien gâcher, un champignonniste installé depuis peu, non loin d'ici, et qui refait vivre, dans les plus pures traditions, une charmante petite carrière, est venu vendre sa fraîche et saine production de champignons. Malgré un bon stock, ces derniers se sont vendus comme des petits pains.
Encore un bon week end ou la vieille carrière fut remise sur le devant de la scène, au grand jour, ce fut son week end!


Champignons frais et cultivés en carrière, conseils culinaires à la clé!

Pour terminer sur ce chapitre, un nouveau lieu est né, au fond de l'atelier médiéval, lieu dit "le vin qui pleure!"

Travaux divers (et d'hiver)


Le climat fut atypique en cette fin/début d'année, comme si la planète se décidait enfin à se venger de toutes les blessures infligées. Bien que maussade, l'été n'a pas été trop pluvieux, tout comme l'automne, assez sec finalement. Résultat, nos stocks d'eau se sont quasiment épuisés, ce qui n'était jamais arrivé de mémoire de carrier brasseur.
Mais une fin d'année plus qu'arrosée à n'en plus finir aura finalement transformé la carrière en passoire, et c'est tant mieux.


Le vin qui pleure



Aménagement réalisé à l'occasion du déblaiement du vin qui pleure, en rive droite.





L'atelier du vin qui pleure à été entièrement (enfin!) débarrassé. Il s'agira de la transition entre la rue principale (médiéval), et le début des haguettes. Il y a fort à faire dans cette zone de transition, qu'il conviendra de massivement consolider, sans transfigurer le lieu.
Les haguettes justement, prennent épisodiquement un coup de poussée, avant de retomber en léthargie. Maintenant, on en fait le tour sans se baisser!


Vue partielle d'une partie des haguettes en cours de travaux.

D'autres divers aménagement voient le jour, notamment une fenêtre entre la champi et la galerie des glaces (Méticuleux), et là encore il s'agit d'un projet de longue haleine, qui en plus d'orner le secteur, devrait utilement le consolider.


Fenêtre.

Et enfin, bien que non terminée, on peut souligner la mise en forme de la rue Martial Duronsoy, à n'en pas douter un fier et beau passage qui deviendra essentiel dans cette carrière.



Un sentier qui invite au mystère!

Le tracé avait été creusé il y a un moment, mais une mise aux normes "brouette" s'est imposée, élargissement, muraillement, piliers à bras, ambiance carrière garantie!

Bien d'autres travaux sont prévus et/ou en cours, les carriers brasseurs se réunissent parfois ensemble, souvent en solitaire, et parfois pas du tout! Prochain épisode: aux sources de la piémontaise!

JPL, 27/02/18



Etat des travaux souterrain en Août 2017

Le pays souffre de la sécheresse en cet été 2017, et depuis le printemps au moins, cela se ressent jusque dans la carrière ou désormais les infiltrations sont rares. Sacré contraste si l'on remonte ce blog à cette même période de l'an dernier ou l'eau abondait en ces lieux. Qu'importe, il y a encore suffisamment matière à faire du ciment!


Au fond de l'atelier médiéval, au delà de la mystérieuse chaîne dont le rôle est d'aiguiser la soif de curiosité des visiteurs, une étrange plaque a fait son apparition...

Le fond du médiéval justement... Il semblerait que malgré plusieurs chantiers simultanés, les haguettes se décident enfin à déboucher au bout de leur ultime circuit. La tâche, une fois de plus, est grande tant les lieux sont abîmés, les ciels menaçants. Qu'importe le temps nécessaire, là encore les lieux deviendront bientôt des plus sûrs... Beaucoup de choses cependant restent à définir.


Les piliers poussent comme des champignons, même si la récolte de ces éléments semble marquer le pas en raison de l'indisponibilité des moules de coulage. Les grossistes vont bientôt se trouver en pénurie.


Avant de déboucher, il ne suffit pas de consolider et d'évacuer les remblais de sol, il convient aussi d'extraire un banc de pied aux limites mal connues pour l'heure. La pierre ainsi extraite tombe à point nommée pour la construction des hagues en ce secteur.




Du côté du passage initié par l'équipe "Samulex", là aussi ça bouge, mise aux "normes" brouette oblige: élargissement, murage des bords. On note l'apparition d'un fort judicieux pilier de consolidation.


Et dans ce même secteur, il semblerait que les premières indispensables constructions fassent enfin leur apparition.


On peut donc constater que malgré la période estivale, la fréquentation en dents de scie, les chantiers et projets vont bon train.

Il convient de souligner que le ciel bleu de ce bel été s'est soudain assombri avec la disparition d'un  fervent soutient de notre patrimoine invisible, patrimoine indissociablement lié avec la commune en surface qu'il affectionnait tant. La carrière et ses occupants savent ô combien ils doivent beaucoup, à Martial, mais à beaucoup d'autres aussi, la chance de pouvoir restaurer librement ces lieux. Gageons qu'après mûre réflexion, quelque galerie devrait en garder le souvenir à jamais.

JPL, 8 Août 2017.

La rue du lumbago!

Le passage du médiéval humilié, le passage du médiéval martyrisé....





....mais le passage du médiéval libéré!



Libéré, certes, modifié même, mais au prix d'un terrible lumbago pour son auteur. En effet, le temps passe et ses effets se font ressentir, sauf sur les ombres du passé dont l'état demeure stable (aucune évolution), la carrière délestée pouvant en témoigner!
Point positif cependant, les galeries vont retrouver leur quiétude et -peut être- cesser de s'apparenter à un dépotoir garde-meubles....

JPL, 17 Mai 2017.




Des chantiers de plus en moins!


Heureusement que la fréquentation de la carrière semble plus soutenue que la tenue de ce blog. C'est qu'il s'en est passé des choses, ici bas, des évolutions positives, des effondrements de haguettes, des projets... Plus que des mots, un petit tour en images:

Voici le premier d'une (très) longue série blocs qui vont être taillés pour tout les projets de consolidations et d'aménagement.
Du côté des haguettes d'abord:


Ce charmant réseau étriqué évolue à bon rythme. A l'angle de la rue du carrier solitaire s'étire désormais la rue du Valet, et bien que non achevée, cette dernière est en bonne voie. Deux piliers massifs de consolidation bordent cette rue. Gageons qu'ils ne resterons pas longtemps seuls!




Avant


Pendant!
Depuis cette fameuse rue du Valet, on oblique pour accéder à une autre sente, fort bien avancée également. Ce chemin, sans nom pour l'heure (plusieurs options dans les tuyaux!) rejoint enfin la galerie principale. (Médieval) Cependant, la tâche est loin d'être terminée, l'endroit de ladite jonction étant plus que chaotique, il sera nécessaire de consolider soigneusement les ciels qui s'apparentent à des puzzles. De plus, il va falloir que les haguettes rejoignent le médieval de façon harmonieuse.


Une vue depuis le médieval. A gauche file la rue du Valet.


Ça remblaye!


Le fond de la carrière, croisé par la galerie principale...

De la taille toujours et enfin:

Ces derniers temps, ce fut claveaux maître-mot. En effet, beaucoup de pierres furent bardées de part et d'autre du réseau afin de pouvoir mettre à jour un projet aussi farfelu qu'inopiné. En plus des 8 claveaux, furent dressés deux sommiers. A noter que c'est la dernière fois avant longtemps que de la pierre fut bardée par le passage du médiéval, mais cela, nous en reparlerons plus loin....



Deux futurs sommiers en attente.


Atelier bazardélique à souhait: ambiance carrière assurée!

Ce qui, selon Gosier Pentu, dut être réalisé en trois soirs, fut un peu plus long que prévu à mettre en oeuvre, mais qu'importe, le résultat est là!


L'absence du maître-couleur n'a pas posé souci au labeur!


Une jolie voûte, la porte basse, est en effet apparue au cœur des haguettes, route du Renard Rusé. Cet ouvrage est impromptu dans un réseau aussi surprenant qu'anarchique!
L’ensemble fut monté à coup d'ascenseurs précaires....  mais sans finalement poser de problèmes majeurs. Il reste encore de l'ouvrage pour finir l'ensemble. Ce lieu, jadis chaotique là encore, va s'en trouver formidablement consolidé.




La vidéo du montage de la portion d'arc, ou de l'arc surbaissé, c'est selon...
Pour nous, c'est "La Porte Basse du Bal des Roches".
"Porte précaire", pour les intimes.



Le passage du médiéval ruiné!

Tandis qu'elle était achevée à 90%, cette allée sans histoire a finalement décidée de faire parler d'elle sans que personne ne s'y attende vraiment. Tandis qu'il fignolère les haguettes de ce passage, en attente depuis des lustres, une avalanche sans bruit ruina les espoirs de Polo et du Boiteux d'arriver au bout de leur besogne!


Envahissement de gravats!



ça passe plus!


Rapidement les dégâts ont été réparés, la galerie a été dégagée, mais il conviendra, et c'est la le plus gros du travail, à remonter une hague de soutient. Pour éviter de réitérer les erreurs (ô combien nombreuses!) du passé, deux piliers intermédiaires verront le jour (en carrière? Tiens dont....) afin de pouvoir solidifier l'ensemble. Evidemment, aucune conséquences, si ce n'est du temps et des efforts perdus.


Galerie dégagée.

Infos diverses et variées:

D'autres chantiers similaires se préparent ou sont en cours. On peut citer pèle-mêle, un nouveau raccourci reliant la galerie des glaces à la rue de la soif, le passage "Samulex", du nom des nouvelles recrues qui ont notamment œuvré à cette initiative.
De fait, et c'était en attente, ce passage va ouvrir de nouvelles perspectives d'aménagement, mais aussi de consolidations: la route va être longue. Des consos sont d'ailleurs apparues. Bref...


Amorce du passage Samulex. L'électricité est apparue!


Fort beau pilier soutenant une plaque menaçante à l'entrée du passage Samulex.


Le moulage de buses, une occupation à plein temps!


Le méticuleux s'amuse près du karst.

On peut aussi noter que l'apport de matériaux de l'extérieur bat son plein, hélas, ceux-ci sont aussi vite consommés qu'ils arrivent, de même que les buses moulées.

JPL, 8 Avril 2017.