L'avancée des troupes

En cette période de festivités marquant le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, voici quelques nouvelles fraiches du front comme l'a si bien écrit le président dans l'article précédent.

Les travaux se concentrent toujours du côté du bal des roches où gosier pentu s'est lancé dans la fabrication d'une table ronde plus propice à la pose des verres….d'eau que le sol de la carrière.


 Pendant ce temps Polo, keuf et le boiteux poursuivent le déblaiement du secteur ce qui a permis de commencer à dégager l'énorme bloc de ciel tombé. Celui-ci est bien plus gros que ce que l'on pouvait imaginer comme le laisse deviner la photo ci-dessous. C'est le méticuleux qui est heureux d'apprendre cette bonne nouvelle car une fois le bloc débité, cela lui permettra de terminer la fenêtre sans fin enfin!!!!



La salle du bal des roches est désormais vidée et permet sa mise en valeur.


Quant aux haguettes elles montent, montent, montent …. à n'en plus finir. 



Elles ne demanderaient qu'à monter plus vite si des éléments perturbateurs ne venaient freiner l'avancée des troupes. Je vous laisse juger par vous même.


A cela est venu s'ajouter la visite impromptue de formation man accompagné de sa douce, laquelle en a profité pour découvrir les talents de poète de gosier pentu. Ne doutons pas que celui-ci est désormais rentré au Panthéon des plus illustres artistes de ce début de siècle. 


Et pour couronner le tout, Sam le pompier a décidé la semaine dernière de venir fêter son mariage accompagné d'une bouteille de champagne et d'un saucisson au goût exquis. Pour le réconfort des troupes nous ne pouvions refuser une telle offrande.

Après tout, comme le dit notre devise, PLAISIR MAITRE MOT. 

PS: en bonus vous trouverez ci-dessous quelques photos des journées du patrimoine qui sans l'œil avisé de petit méticuleux auraient pu être annulées, la faute à une mésaventure survenue au niveau des poutres du barbecue. Gageons que cette péripétie, qui nous a valu un beau fou rire, ne se reproduira plus avec la rénovation prévue au printemps prochain du dit barbecue. 
Dédicace au méticuleux pour son cuissot de sanglier et à keuf, promu maître ouvrier du barbecue.
Vivement l'an prochain pour fêter les 15 ans d'ouverture au public. 








Des nouvelles du front!


Le temps passe et les travaux s'égrainent tranquillement à la carrière. Coupés par le patrimoine, qui aura accueilli 430 visiteurs, les travaux se concentrent vers les haguettes, au bal des roches, mais aussi dans le secteur de la rue Martial Duronsoy, qui débouche désormais de façon normée du côté du Guet Apens.


La rue Duronsoy, désormais sur creusée sur tout son parcours.


De nouveaux piliers à bras ont vu le jour. (Sous terre!)


Deux solides piliers maçonnés délimitent la croisée de la rue de la soif.

A noter qu'un ancien ciel tombé (et débité depuis) laisse apparaître une zone qui nécessitera d'importantes consolidations. Il y a encore de l'ouvrage sur le métier dans ce secteur.

Du côté du bal des roches, les grosses quantités de remblais sont en cours d'évacuation. Le bourrage qui délimite la rue des 8 coups séparant le passage du médieval est enfin achevé! les autres remblais servent maintenant du côté de la rue basse. Le bal des roches est aussi consolidé en maçonnerie dans le prolongement de la rue du niveau, afin de terminer le ceinturage d'un pilier de masse si maigre, que l'on se demande comment ce dernier a pu supporter tout ce poids jusqu'aujourd'hui!


En face, un ciel tombé, donnant accès au "deuxième niveau".



Ca déblaye sec!


Mais il reste matière à terrasser...

De fait, rue des huit coups, et les autres allées (encore sans nom, ce qui ne saurait durer suivant l'inspiration du soir!) évoluent également.


Bourrages et hagues atteignent le ciel de la carrière.




La rue des 8 coups enfin achevée.


Du coté de la rue basse...


Un appareillage marque l'entrée de la rue basse.


Un autre petit chantier est en cours. Nous pourrions le nommer, la fenêtre sans fin! Gageons que cet ouvrage sera achevé pour les portes ouvertes 2019! 😊



Enfin, et pour terminer, bien que concentrés sur cette petite carrière, nos efforts de préservation et de surveillance se portent aussi sur l'autre "grand" réseau de carrière de la ville. Et c'est ainsi, qu'après s'êtres aperçus de l'intrusion de visiteurs par un accès fracturé, de gros travaux de condamnation de l'accès idoine ont mis fin aux visites clandestines, les quelques traces laissées par ces indélicats visiteurs effacées. Même en mauvais état, la mémoire de ces carrières restera dans l’esprit de l'époque!

JPL, le 7 novembre 2018.



Les temps sont durs

En cette période de forte canicule, la tendance voudrait que nous nous cachions sous terre et pourtant il faut bien l'admettre, les visites à la carrière se font très rares ces derniers temps.

Les vacances mais aussi la Coupe du Monde de football, les blessures ou la vieillesse font des ravages dans nos rangs.

Malgré tout, quelques incursions ont permis l'avancée de menus travaux dont celui de la fenêtre, cher à notre ami le méticuleux, et qui devrait être terminé pour le patrimoine (dans moins de deux mois déjà).

Les photos ci-dessous en attestent, l'assemblage final approche et les derniers blocs sont prêts à être taillés.







Polo quant à lui s'est contenté, armé de sa brosse métallique, de nettoyer divers graffitis et traces disgracieuses, disséminés aux endroits visibles de la carrière. Ah si nous tenions la personne qui a eu l'idée lumineuse de peinturlurer en bleu diverses parois, je pense qu'elle regretterait d'être venue. Quoi qu'il en soit certains murs ont désormais retrouvé tout leur éclat, ce qui n'en rendra que plus agréable les visites.


Ci-dessus le mur de la zone "champignonnière" débarrassé de sa fameuse peinture bleue. 

Bonnes vacances à tout le monde et rendez-vous en septembre aux journées du patrimoine, qui, n'en doutons pas, seront encore une fois bien chargées mais qui en même temps cette année n'auront pas le privilège de goûter à nouveau au vin qui pleure (dédicace à Formation man qui sera sous d'autres cieux en cette période).  


Balayer, nettoyer, astiquer, récurer, fabriquer, manger

En cette belle journée du 26/05, rendez-vous avait été pris de bonne heure avec la fine fleur des Carriers brasseurs (quelle belle rime digne de Gosier Pentu dont la voiture est foutue) avec pour seul objectif le nettoyage extérieure de la carrière suite à la chute d'arbres et l'amoncellement de divers objets; et la réalisation d'une nouvelle rampe d'accès.

Je vous laisse voir à travers ces photos qu'un bon nettoyage ainsi qu'un bon élagage s'imposait.



Etaient présents le Méticuleux, Polo, Keuf, Formation Man et Petit Méticuleux.

Les tâches avaient été bien réparties même si cela laissait songeur certaines personnes.


Après cette prise de conscience du travail à accomplir, Keuf se lança avec brio dans la fabrication de la nouvelle rampe d'accès.




Pendant ce temps, Polo, le Méticuleux et Formation Man élaguaient et brûlaient tout ce qui trainait. Il est à noter que Formation Man a surtout été efficace dans le sauvetage des escargots et la réalisation d'une cabane pour ceux-ci. Peut-être un signe d'une nouvelle envie de formation (menuisier, garde-forestier, naturaliste, ministre de l'écologie).



Ce  fut encore une fois une journée bien conviviale qui en annonce espérons-le d'autres avec pour objectif l'aménagement de l'abri à bois, la rénovation du barbecue et la réalisation du four à pain. Vaste chantier s'il en est mais chantier passionnant en perspective.

Dédicace au Méticuleux qui dans un dernier élan de bravoure à fait reluire le toit de la cabane et nous a offert un pot de miel en provenance direct des ruches pléléennes.

Allez Bonne Fête à toutes les mamans.

A la source de la pièmontaise

Parfois, la source des problèmes, de conflits familiaux ou autres broutilles peuvent remonter à une origine aussi insoupçonnée que futile. Il faut alors en remonter la source.
C'est ainsi que le chantier de consolidation du moment, aussi important soit-il, se trouve dans le nom de la piémontaise la bien nommée!


Il s'agit en fait d'une série de piliers de consolidation situés sur la zone droite de la carrière, aux bidons bleus, zone très humide s'il en est puisque l'alimentation en eau du magasin, pourtant situé à l'opposé de la carrière, prend sa source ici.


Les piliers en buses grossières, sont au nombre de 4 pour l'heure, mais gageons qu'ils ne vont pas tarder par êtres rejoints par d'autres congénères.


La difficulté dans ce genre d'entreprise, est qu'elle est consommatrice en matériaux qu'il faut porter depuis la rue jusqu'en ces souterrains. (Quand on connais l'accès aux lieux, on imagine que l'abonnement coûteux à une salle de sport est ici inutile!) La consommation de sable, graviers, buses et ciment semble sans limites!



Plus que de consolider une zone de la carrière non avenante, il s'agit aussi pour les carriers brasseurs de pouvoir poursuivre l'extraction d'un très ancien banc de ciel tombé (un vieil effondrement) de bonne qualité (pour une fois!) en toute sécurité. Le banc de la piémontaise aurait donc ses jours comptés (ou décomptés!) avant épuisement.

Non content de satisfaire toujours à la même tâche, et parce qu’il ne faut pas oublier les autres ouvrages tout aussi indispensables, on constate une évolution du côté du bal des roches, de la rue basse et de sa continuité sans nom.


En effet, derrière la voûte de la porte basse, achevée en Avril 2017 (1 an déjà!), des travaux de déblaiement avancent bon train, interrompus par les énormes rochers qu'il va convenir de débiter, rochers fournissant ainsi avantageusement de la belle pierre blonde (Et non pas de la bière éponyme!) pour parer à la fourniture de futurs ouvrages, après avoir été convoyée au travers du dédale des haguettes.


C'est aussi l'occasion de trouver des vestiges de vies passées...


Au fond, la rue basse et le pilier de la Badoit.


De fait, les haguettes progressent utilement, les vides dangereux se trouvant ainsi bourrés jusqu'au ciel: la carrière à piliers tournés se transforme donc en carrière à hagues et bourrages.

JPL, le 25 mars 2018.